| L'atelier de Paul Coudsi, | Juillet 1983 | |
| Février | ||
| 1984... |
|
Cahiers illustrés : Tintin à Montpellier 1983-1984 Je dois beaucoup à Pierre Lobstein. A cause de ce vidéaste, non seulement je réalisais des illustrations pour le centre Georges Pompidou, mais je vins trainer à Montpellier à la fin de l'été 1983 pour un travail hypothéthique et un dépaysement certain. C'était mon deuxième séjour. A l'époque, la ville avait un vrai mystère, elle n'était pas encore envahie par les boutiques toc, les bureaucrates libéraux, les entrepreneurs staliniens ou trotskystes, les hommes de lois maffieux, les nouveaux riches de tous poils, sans parler des inombrables chasseurs de mirages attirés par les excellentes campagnes de communication de l'ambitieuse municipalité.. (cliquer sur les images)
"Tintin à Montpellier" est un film, dont l'ambition (réussie) était de faire un portrait onirique de la ville, qui serait vu par les gens de la ville. On le vit en effet beaucoup en 1984 et 1985, en plusieurs salles et lieux. Certains confondirent la statue de Louis XIV aux jardin du Peyrou, que j'avais déguisé dans le film en un improbable Super Bobo alias Spiderman, avec une caricature du maire de l'époque. Peu importe. Le film fut partagé et prit même le chemin du grand monde dans la valise diplomatique et culturelle du ministère des affaires étrangères... N'ayant pas un sou de savoir faire mondain, (et pas beaucoup plus de sous tout courts) je ne réussis cependant pas du tout à devenir le "peintre animant" de la ville, elle même suffisamment animée pour se passer de ma poésie. Tout cela tomba dans l'oubli, évidemment... Pour Tintin à Montpellier, j'ai utilisé mon dernier stock de celluloïds et de gouaches pour film d'animation. Puis j'ai découvert une des premières "palette" vidéo, le "graph 8" minuscule boite de vidéo-texte à 8 couleurs, dont le noir et le blanc, liée à une tablette avec un vrai stylo à bille métallique. Je me suis régalé à faire ce film. A cause de lui je suis resté à Montpellier, alors que je ne voulais en aucun cas quitter mon 14 ème arrondissement de Paris. Notre petite vie prend parfois des virages... Elle en pris un en 1983. Je ne desespère pas de pouvoir transférer un jour ce film, réalisé sans ordinateur et sur un banc de montage Umatic (à l'époque cela me paraissait extraordinaire) en support numérique pour le mettre en ligne ou en DVD. |